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Blue Reflection : Les Waifus Magical-Girl débarquent et sauvent le monde

Découvrez mon avis sur le RPG japonais Blue Reflection

Connu pour la série de RPG Atelier, le studio japonais GUST sort un peu de son carcan pour nous proposer Blue Reflection, un RPG dans un univers school-life avec des magical girl. Déjà disponible au Japon depuis le début de l’année, le titre est arrivé chez nous il y a quelques jours sur PS4 et PC (PSVita seulement au Japon), il est maintenant temps de découvrir ce que vaut ce jeu.

On suit les aventures de la jeune Hinako Shirai qui rêvait de devenir danseuse étoile et qui a vu son rêve s’envoler à cause d’une blessure au genou qui ne guérit pas. Alors qu’elle peut enfin commencer ca première année dans le lycée pour fille Hoshinomiya. Elle rencontre alors une camarade de son ancien collège lorsque soudain, le temps se fige et Hinako est transporté dans une espèce de matrice sorti de nulle part. Et sur le point de se faire attaquer par une créature, elle entend une voix qui lui explique comment elle peut se défendre. Hinako est une reflector et elle a le devoir de protéger le monde…

Hinako fait par la suite la connaissance des sœurs Shijou respectivement surnommées: Yuzu et Lime. Celle-ci sont aussi des reflectors, elles expliquent donc la situation à Hinako. Les reflectors sont des magical girls pouvant entrer dans une dimension née de la conscience collective des humains, le “Common”. Les reflectors protègent le monde aux différents endroits où des créatures sont susceptibles d’apparaître. Leur mission ne s’arrêtent pas là, puisque nos héroïnes doivent aussi faire attention à ce que les lycéennes ne se transforment pas en créatures lorsqu’elles perdent le contrôle de leurs émotions. En effet, pour éviter que celles-ci ne se transforme en créatures, les reflectors doivent apaiser leur sentiment en se rendant dans le Common, trouver la source du mal (les fragments) et l’apaiser.

Evidemment, au début du jeu, Hinako n’est pas spécialement heureuse de cette aventure qui se dresse devant elle. Néanmoins, elle nourrie l’espoir de pouvoir re-danser un jour. Ce qui va lui donner la volonté nécessaire afin d’embrasser son destin.

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Le Common vous rappellera sans doute le Mementos de Persona 5 dans le principe et dans l’exécution, c’est d’ailleurs dans ce même est unique endroit que les combats du jeu auront lieu (hormis les boss qui se déroulent dans la réalité du jeu.). Il s’agit donc d’un endroit rempli de créatures que vous devrez combattre. Ici, le système de combat est au tour par tour où l’on peut voir le tour de caque joueur avec une barre visible sur la partie supérieure de l’interface. On retrouve les HP et MP propre à tous un tas de RPG: les HP représentent la vie du joueur et les HP sont utilisés pour lancer des techniques magiques. Il y a une troisième ressource: l’éther. L’éther permet de lancer notamment l’Overcharge qui permet d’attaquer plusieurs fois durant le même tour, mais aussi de lancer des attaques suprêmes qui combinent les attaquent de nos reflectors.

Le système de combat de Blue Reflection est plutôt riche puisque les créatures ont des faiblesses, selon les différents types d’attaques de nos héroïnes, une gestion des coups critiques, il y a aussi des attaques qui repoussent le tour des IA ennemies… Pour autant, le jeu n’exploite pas réellement ce système de combat, la faute à un jeu beaucoup trop facile. Il n’y a pas besoin de se creuser la tête durant les combats même en difficile et c’est vraiment dommage.

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A noter que pour progresser dans le jeu vous n’avez pas besoin de faire des combats pour monter en niveau. En effet, les combats apportent surtout des matériaux pour le système d’artisanat du jeu qui permet de créer des objets apportants des attributs passifs à vos personnages, mais là aussi, les combats sont tellement faciles et rend donc ce système totalement caduc. La progression de vos personnages passera par le gain de niveau qui intervient automatiquement en remplissant des missions. Chaque gain de niveau vous fera gagner des points à investir dans un arbre de talent composé de 4 voix: attack, defense, support et technic.

Investir ces points améliore vos attributs de bases (l’attaque, la jauge de vie…) et permet aussi de débloquer de nouvelles compétences qui dépendent des branches dans lesquelles vous avez investi ces points, par exemple, investir des points dans la branche attaque débloquera des compétences basées sur l’attaque, c’est la même chose pour les autres branches. C’est assez intéressant, car vous pouvez du coup spécialiser chacune de vos reflectors comme vous le souhaitez. Au fur et à mesure de votre avancée dans le jeu, vous récupérez des gemmes que vous pouvez attribuer à vos attaques pour leur ajouter un effet.

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Si le système de combat du jeu ne m’a pas vraiment convaincu, j’ai été surpris du soin accorder à la narration. En effet, je mentionnais au début du test l’univers school-life du jeu et celui-ci n’est pas à sous-estimer. Je m’attendais à des phases types visual-novel comme en en retrouve très souvent dans les J-RPG. Et pour le coup, toutes les scènes ont été modélisées et doublées (pas toutes) avec le moteur du jeu. Cela se ressent dans la narration qui ne rechignent pas à montrer tous les aspects de la vie d’Hinako et de ses amies. Il y a une réelle évolution dans les personnages du jeu que l’on apprécie d’autant plus via toutes ces scènes.

On va pouvoir aussi améliorer les relations avec les autres personnages du jeu via des choix, ces choix ne sont ni bon ni mauvais puisqu’ils permettent de débloquer de nouvelles compétences, peu importe les choix effectués. Il est vrai que toutes ne sont pas vraiment palpitantes et on a l’impression d’être plus spectateurs comme dans un animé. Pour le coup, il va falloir adhérer à l’histoire et ses personnages sinon, le tout sera vite indigeste. En ce sens, Blue Reflection n’est pas un jeu pour tout le monde. Ajouter à cela que seule une traduction anglaise des sous-titres et menus est disponible en jeu.

Pour terminer…

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Finalement, Blue Reflection est un RPG assez bizarre dans un sens, les combats ne sont pas mauvais, mais ils sont beaucoup trop faciles, j’ajouterais quand même que les combats de boss sont d’un autre niveaux et sont satisfaisants. Quant à l’histoire bien que j’ai eu un peu de mal à accrocher, je dois avouer que j’ai pris plaisir à la suivre. L’univers school-life avec des lycéenne qui se raconte leur vie, c’était pas trop mon truc et finalement, ces personnages sont plus travaillés qu’il n’y parait et l’histoire reste classique sans trop jouer avec les clichés. Pour le coup, c’est vraiment réussi à ce niveau. Il faut avouer que la partie technique du jeu n’est pas la partie la plus réussie. La modélisation des personnages est bonne. Pour le reste, c’est très pauvre, la faute à la version PSVita ? Sans être très bon, Blue Reflection n’est pas un jeu qui devrait plaire à grand monde de part son univers très particulier et la faute à son gameplay clairement pas au niveau de ce que l’on a le droit d’attendre d’un RPG en 2017.