TEST Yakuza like a Dragon : Bienvenue à Ijincho

Développeur
Ryu ga Gotoku Studio
Editeur
Sega
Support
PC/PS4/Xbox One/Xbox Series S et X (sur PS5 le 2 mars 2021)
Test effectué avec une version PC fournie par l'éditeur

Découvrez mon avis sur la version PC de Yakuza like a Dragon

Yakuza like a Dragon marque un nouveau départ pour la série du studio Ryu ga Gotoku. En effet, Yakuza 6 marquait la fin des aventures du génial Kiryu Kazuma. Ce nouvel épisode marque l’introduction d’un nouveau protagoniste en la personne d’Ichiban Kasuga. Les nouveautés ne s’arrêtent pas là puisque la série opte pour un système de combat au tour par tour façon Dragon Quest. Si vous suivez le site depuis un moment, vous connaissez mon amour pour la série Yakuza depuis ma découverte de Yakuza Kiwami. Autant vous dire que j’attendais vraiment ce nouvel épisode, il est mai,tenant temps de vous livrer mon avis.

Yakuza like a dragon

C’est un nouveau départ

Chronologiquement, Yakuza like a Dragon se déroule en 2019 soit trois ans après les événements de Yakuza 6. Pour autant, il est d’abord question d’introduire Ichiban Kasuga et c’est en ce sens que le début de l’aventure commence dans le Kamurocho de 2001 où se dernier fait partie de la famille Arakawa, une famille mineure du clan Tojo. Ichiban se retrouve en prison pendant dix huit ans et quand il sort de prison, il apprends que le clan Tojo n’est plus qu’une coquille vide et même pire, l’alliance Omi occupe maintenant Kamurocho. Ichiban va alors se lancer dans une quête afin de découvrir ce qu’il s’est passée pendant tout ce temps. Et sa quête va le mener dans le quartier d’Ijincho à Yokohama. C’est d’ailleurs là que se déroule la majeure partie du jeu.

Comme d’habitude toute l’histoire de Yakuza est divisée en scénario plus ou moins long qui offrent leur lot de rebondissement, de révélations et surtout de combats. Yakuza like a Dragon reprend donc cette formule et à mon sens, si l’histoire proposée n’est pas celle que je préfère, la gestion du rythme, l’alternance entre les moments scriptées et les moments où le joueur est libre n’ont jamais été aussi bien réalisés que dans cet épisode.

Un RPG au tour par tour réussi ?

Durant son aventure et ça, c’est une nouveauté, Ichiban rencontrera des personnages qui deviendront ses compagnons et qui combattront à ses côtés. C’est nouveau et ça joue dans le côté Dragon Quest que l’on retrouve surtout dans le système de combat. Ici, les combats donneront lieu à un gain d’expérience nécessaire à faire monter le niveau des personnages, mais aussi un niveau de job. En effet, il est possible de changer le job (la classe) de chaque membre de votre équipe. Ce qui a pour conséquence d’offrir des capacités différentes pour des rôles différents. Pour autant, la variété de job offert n’offre pas vraiment de grande diversité, si ce n’est l’apport de technique spéciale. Globalement, je suis resté sur ma faim en ce qui concerne le système de job.

Je suis en revanche bien plus satisfait du système de combat qui reprend la recette de Dragon Quest 11 et ça marche. Comprenez que l’on se balade toujours dans cet open-world et on se frotte au différents groupes d’ennemis qui se dressent ici-et là. Il y a même un système de gestion du Sujidex (cf. le pokedex de Pokémon) qui se remplie à chaque fois qu’on l’on rencontre un ennemis différents. Une fois qu’un combat se lance il est question de choisir une action selon le tour des personnages. On va pouvoir lancer des attaques de bases, des attaques spéciales qui ont un coût en mana, on peut parer les coups (utiles contre les grosses attaques de boss notamment), on peut utiliser des objets (soins…) mais aussi changer de personnage en cours de partie. Bref, tout ce qu’il a de plus classique dans un RPG au tour par tour. Et forcement, ça fonctionne même si je retiens deux points qui m’ont un peu déçu. Le pathfinding dans le combats. Il faut savoir que les combats bien qu’au tour par tour se font dans une interface où les personnages sont libres de se déplacer. Ce qui permet d’avoir des interactions avec les éléments du décors. Par contre, les personnage auront parfois du mal à trouvé le chemin vers l’ennemis s’il y a un buisson ou un mur entre eux. Ce n’est pas grave en soit, mais ça gâche un peu l’immersion. Je pense aussi à la difficulté générale du jeu qui n’est pas très élevée. Les moments un peu chaud se règlent d’eux même après une session ou deux de “grind”.

Yakuza like a dragon

Mais c’est vachement beau quand même

Si l’une des plus grosses qualité de la série Yakuza réside dans son histoire, ses personnages et la mise en scène de manière générale. Ca se faisait au détriment du rendu visuel (hormis la modélisation des visages toujours soignée). Il faut savoir que j’ai fait le jeu sur PC en 1440p et 4K. Le jeu tourne excellemment bien, je n’ai rencontré aucun problème particuliers. Ce qui est frappant, ce sont les évolutions depuis Yakuza 0 en 2015. Le travail effectué est colossal. Et si le jeu n’est pas du tout au niveau des meilleures jeu AAA, il offre un rendu visuel vraiment réussi.

Autre chose, le jeu offre un univers qui va bien plus loins que l’histoire. Cela passe par tout un tas de quête annexes utiles tout comme des activités comme les courses de kart ou la gestion d’entreprise. Il y a même des donjons qui permettent de grind et même de l’artisanat, car je ne me suis pas étalé dessus mais il va falloir gérer l’équipement de vos personnages. Bref, Yakuza like a Dragon est un jeu très complet qui offre une belle durée de vie.

Yakuza like a dragon

Le mot de la fin pour ce Yakuza like a Dragon

Pour faire simple, Yakuza like a Dragon est un super jeu. En terme de narration et de mise en scène, c’est dans la lignée des précédents épisodes. Ichiban Kasuga, le nouveau protagoniste est vraiment différent de Kiryu. S’il ne possède pas le charisme de Kiryu, il joui d’un capital sympathie juste énorme. Techniquement, le jeu est vraiment abouti sur PC avec un rendu visuel vraiment réussi. Le passage du système de combat au tour par tour est aussi réussie. Globalement, ce changement apporte de la variété sans changer au matériel de base. Clairement, Yakuza like a Dragon est l’un des meilleurs jeu de l’année et rien que pour ça, vous devez y jouer.

TEST Yakuza like a Dragon : Bienvenue à Ijincho
Positifs
Ichban Kasuga, le nouveau protagoniste
Une histoire prenante aidée par la mise en scène de haute volée
Techniquement abouti sur PC et plutôt jolie
Bonne durée de vie
Négatifs
Quelques soucis dans le pathfinding des combats
Un systéme de classe de personnage qui manque un peu de variété
9