death stranding test

Death Stranding : Le GOTY que je n’ai pas terminé

Date de sortie
08 novembre 2019
Editeur
Sony
Développeur
Kojima Productions
Support
PS4 (PC date indéterminée)

J’ai joué à Death Stranding, je ne l’ai pas terminé et pourtant, je n’en garde pas un mauvais souvenir. Je vous explique tout.

Alors que la hype autour de Death Stranding semble être retombée en même temps que les cérémonie de jeu vidéo de fin d’année, j’en profite pour aussi ajouter de quoi manger en ce qui concerne ce débat: Death Stranding est il le meilleur jeu de l’année ? Si je devais répondre rapidement à la question, je dirais non en vous reportant vers mon post bilan de l’année 2019 (même si techniquement il met plus en avant mon jeu préféré de l’année que le meilleur jeu de l’année, tout est dans la nuance).

Pour situer le contexte, Death Stranding est un jeu développé au sein de Kojima Productions par le célèbre Hideo Kojima dont la célébrité n’a jamais été aussi forte que depuis son éviction/départ de chez Konami avec pertes et fracas. Le titre est disponible depuis le 8 novembre dernier sur PS4, il faudra attendre un petit moment pour le voir arriver sur PC puisqu’il s’agit d’une exclusivité temporaire.

La promotion du jeu s’est faite en donnant des éléments mystérieux aux joueurs avec un message précisant “que le but de reconnecter les gens”  le tout saupoudrée par un casting d’acteur qui en dit long : Norman Reedus, Mads Mikkelsen, Guillermo Del Toro, Léa Seydoux, Margaret Qualley, Troy Baker… Jeux vidéo et cinéma ne font plus qu’un. Le combo ultime était réuni pour que Death Stranding soit un véritable succès et quelques semaines après sa sortie, ça serait nier la vérité que de dire que Death Stranding est un flop, loin de là, il s’agit d’un véritable succès qui ouvre les portes d’une suite ou bien d’un tout autre projet chez Kojima Productions.

Une aventure qui divise, mais qui ne laisse pas indifférent

Je me suis donc lancer dans ce Death Stranding où l’on incarne Sam Porter Bridges, un coursier qui officie dans un monde dévasté après un événement qui aura décimée la majorité de la population. Les survivants vivent reclus dans des villes ou des abris souterrains. Il faut dire que des formes de créatures spectrales belliqueuse sévissent à la surface. La mission de Sam est donc de livrer vivre et autres besoins dont les habitants ont besoins pour subsister. Sam va se voir confier une mission plus importantes qui pourrait amener éclaircir le futur de l’humanité…

Je vous le dis tout de suite, Death Stranding est un jeu qui n’est pas pour tout le monde, c’est un jeu qui divise, c’est un jeu pétri de qualité, mais aussi de défaut. Entendons nous bien, j’ai pris une énorme claque visuellement parlant, car le jeu est vraiment magnifique. J’ai d’abord eu beaucoup de mal à  vraiment entrer dans l’aventure, c’était très laborieux en ce qui me concerne et après quelques heures et la fin du fameux chapitre 3, j’ai vraiment commencé à comprendre comment s’articule le jeu en terme de gameplay, de level-design et je dois dire que ça m’a scotché tant l’alchimie entre tous ces éléments forme un tout quasiment dénué de superflu. Quasiment, à cause de la partie combat qui n’a juste rien à faire dans le jeu tant elle fait tâche à côté des autres éléments de gameplay, sans oublier la conduite des véhicules qui n’est pas très agréable.

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La partie narrative à base de cinématique est vraiment le plus gros points forts de ce Death Stranding et entendons nous bien, si je trouve que le gameplay est vraiment bon, je trouve que Death Stranding est avant tout un jeu narratif. Et c’est cette jonction entre narration et gameplay qui m’a fait sortir de l’aventure, je m’explique. En effet, je trouve qu’il y a beaucoup de facilité dans la manière dont la narration est amenée au joueur. Bien évidemment, le scénario est hyper mystérieux, les révélations sont souvent inattendus. Le problème étant que ces moments qui passent par des cinématiques se voient arrivé à 40km, quelques parts, j’y vois comme une certaine linéarité ou comme si le jeu avait été conçu autour des ces moments forts et pas dans une philosophie où ils font partie d’un ensemble compacte. Ca donne un côté très mécanique au jeu qui est d’ailleurs accentuée par ce côté répétitif qui concerne la principale activité qui consiste à livrer des marchandises. Si la répétitivité n’est pas un défaut en soit, prenez l’image d’un réservoir qui se remplit et une fois remplie la dernière goutte d’eau fait passer la répétitivité à la redondance.

Gardez en tête l’image du réservoir qui se remplit et ajoutez-y le fait, que ce réservoir n’est pas le même pour tous le monde. Il est alors simple d’imaginer où se situ la fracture entre ces joueurs qui ont aimé, terminé, platiné 12 fois le jeu et ceux qui ont abandonné en cours de route. Je me situ dans ce second groupe de joueurs et pourtant, j’ai passé pas loin de 30h de jeu, cette redondance fut même accompagné de lassitude quand je me suis rendue compte que l’aventure se calquent sur un même modèle qui ne devait plus évoluer. L’envie d’en découvrir plus s’estompa et si je m’étais dis que je laissais le jeu en pause histoire d’y revenir plus tard, ce que je fis une semaine après pour lâcher définitivement le jeu 1h après.

Finalement, je ne peux pas dire que Death Stranding est un mauvais jeu, je n’ai pas terminé et je ne compte pas y revenir. Simplement, ce jeu n’est pas fait pour moi. Je ne suis même pas déçu, c’est juste un fait. Je ne vais pas reprocher à un jeu d’être à l’image que je m’en faisais à sa sortie (c’est aussi le meilleur conseil que je peux vous donner face à vos attentes concernant un jeu vidéo vis à vis de ce qu’il est au final).