Syndrome: Le test qui fait très très peur

Le survival horror est un genre que je n’ai pas l’habitude d’aborder, car je suis un bonhomme très courageux… C’est donc la raison qui me pousse à affronter mes peurs les plus profondes avec Syndrome, ce petit jeu d’horreur développé chez Camel 101.

D’un point de vue perso, Syndrome m’a fait penser à Alien Isolation pour le côté je me balade dans un “endroit trop dark de la mort de fou en essayant de ne pas mourir”. Et pour l’histoire, on incarne Trent Galen qui se réveille dans un vaisseau spatial sans trop savoir ce qu’il fait là,  on découvre assez rapidement qu’un virus s’est propagé en transformant les membres de l’équipage… Le but du jeu est d’alors d’essayer de découvrir ce qu’il s’est passé sur le vaisseau et par extension: ne surtout pas mourir. Oui, pour l’originalité du scénario, c’est du déjà vue, déjà fait, déjà oublié. Cependant, il se pourrait que Syndrome nous réserve quelques surprises… ou pas.

On arrive assez bien à comprendre ce qu’il se passe grâce aux petites scènes de dialogues avec d’autres survivant sur le vaisseau. L’ambiance est assez réussie et le début du jeu arrive à mettre le joueur sous tension jusqu’à la première rencontre avec un monstre… car oui, une partie de l’équipage a commencer à devenir complètement fou et certains ont même mutés en créature complètement shooté… Globalement, Syndrome n’est pas spécialement difficile, par contre les combats vous donneront envie de vous tirer un balle dans la tête. Il y avait une bonne idée avec la barre d’endurance qui se consomme pour courir mais aussi pour attaquer. Cependant, les combats sont trop brouillons entre la garde qui met deux secondes à s’activer et le peu de dégâts infligé aux ennemis, il est largement préférables d’éviter les combats.

Techniquement, Syndrome est daté, il est certes plutôt jolie visuellement. Par contre, le travail sur les animations est misérable, les déplacements ne sont pas soignés. Le terme “datée” ne désigne malheureusement pas seulement le côté technique du jeu. Le level design vous donnera envie de vous arracher la tête, de par ces aller-retour totalement superflus et qui rallonge artificiellement la durée de vie du titre. La zone de jeu s’étale donc sur 8 étages qu’il faudra arpenter via des milliards d’aller retour au grès des objectifs qui défileront les uns après les autres. Votre progression passera par tout un tas d’objectifs plus ou moins importants. Globalement, il s’agira d’une succession d’événements simples où il suffit de se rendre à un point A pour récolter objet X ou bien activer PC “Z”… rien de bien folichon.

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Camel 101 n’a pas pris la peine de proposer un panel d’option complet. D’une part les réglages des options graphiques sont peu nombreux. Il n’est pas non plus  possible de “binder” les touches du clavier régler de base en QWERTY. c’est sans oublier les bugs de collision (dont certains ont été gommés via des mises à jours), l’optimisation du titre laisse encore à désirer avec des freezes qui interviennent sans raisons apparentes.

Je vais me répéter mais l’ambiance de Syndrome est sa principale réussite, la bande son est parfois un peu à l’ouest, mais la multitude de jumpscare (parfois trop prévisibles) et ce côté seul au monde contre tous, rendent  l’aventure plutôt sympa à faire, sans non plus être excellente, loin de là. On sent l’implication de Camel 101 malgré le côté daté, qui ne rend pas Syndrome mauvais pour autant, ce sont d’autres points cruciaux qui ne sont pas à la hauteurs, qui rendent Syndrome finalement assez dispensables.